Du côté de la traduction...
Par Céline Poncet le mardi 20 novembre 2007, 00:42 - Sur ma route aujourd'hui - Lien permanent
Quand on a en main un livre nouveau, avec un vrai concept et fait de multiples talents, c'est un vrai bonheur de le traduire. Adapter le texte original pour des lecteurs (et un marché) français sans trahir l'auteur, c'est précisément un de mes métiers.
Voici une petite sélection des derniers livres que j'ai traduits pour les Editions de Saxe (pour l'anecdote, mon dernier employeur est devenu mon premier client).

Le grand plaisir de ce livre : la multitude d'idées de déco à glaner, souvent simples à réaliser, mais avec toujours une touche de poésie, de délicatesse et de légèreté. Le défi du traducteur (-trice en l'occurrence !) : redonner dans le texte très abondant la note de poésie des créations, en respectant un calibrage serré.

Une belle aventure qui finit par me faire croire que l'aquarelle, c'est simple comme un coup de pinceau et qui me fait marcher la tête en l'air ! Une absolue nécessité ici plus qu'ailleurs d'être précis et d'accorder aux détails toute leur importance.
Pour feuilleter ces 2 titres, cliquez ici !

Commentaires
Mince alors! Tu fais exactement ce que j'ai envie de faire!! Je suis une traductrice indépendante (qui débute) et je suis fondue de loisirs créatifs en général et de broderies en particulier...
Je ne te demanderai pas comment on te pique ton boulot, je vais essayer de faire ma place toute seule
Simplement, est-ce considéré comme de la traduction littéraire ou technique? As-tu des droits d'auteur?
merci d'avance
J'espère que je ne te réveille pas pendant la sieste ! Je suis allée faire un tour rapide sur ton blog et je dois dire que ça m'a donné envie d'y revenir : j'aime bien ton grain d'humour, mi-salé, mi-sucré...
Pour ce qui est de tes questions : oui, dans certaines conditions (principalement dès que le livre que tu traduis est l'oeuvre d'un auteur lui-même propriétaire de droits et qu'il est diffusé à un large public), tu es auteur de ta traduction (ou traduction adaptation) et touches des droits d'auteur.
Par contre, si tu traduis un modèle ou même plusieurs destinés à être publiés dans un magazine, tu n'es plus auteur mais traductrice technique...
Quant à me piquer mon job, c'est possible : il faut juste être meilleure que moi, aussi rapide et moins chère ! Il existe aussi d'autres chemins plus tranquilles pour décrocher sa première trad. littéraire : développer un réseau de confrères et consoeurs (quels mots idiots !), qui peuvent à l'occasion te confier une trad. qu'ils ne peuvent pas faire (manque de temps, sujet hors compétences...) ou bien t'introduire auprès d'un éditeur si tu as une spécificité particulière qu'ils n'ont pas !
Si tu débutes, tu peux aussi chercher du côté des agences de traduction mais je ne sais pas si elles paient en dts d'auteur... rien n'est moins sûr. L'important étant de décrocher une première traduction pour pouvoir démarcher les éditeurs...
J'espère que tout ça t'aura aidée un peu...